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Carnet de bord
 
"Je ne dis pas que je suis un super héros, au contraire, je suis ici pour contribuer aux changements que les populations ont déjà entamés,
ce sont elles, les héroïnes."
Simon Harvey
Nouvelles de nos stagiaires
13 juillet
 
Saviez-vous que votre garde-manger peut contenir des herbes aux propriétés médicinales? Grâce à notre stage avec l'association Jambi Kiwa qui œuvre à la revalorisation de la culture ancestrale des plantes médicinales, nous avons appris que certaines fines herbes couramment utilisées dans les chaumières québécoises procurent de grands bénéfices naturels.
 
Bien plus que des condiments alimentaires, le thym, le romarin et le persil, pour ne nommer que ceux-ci, sont pour les Équatoriens des incontournables dans l’art médicinal.
 
Thym
 
Très aromatique, le thym est surtout utilisé en thé pour les problèmes d’estomac et aussi en guise de tranquillisant. Aidant à la digestion, il diminue également les gaz intestinaux.
 
Romarin
 
Le romarin est une herbe énergisante et relaxante (mettre quelques branches dans votre bain ou en thé). La mastication de quelques feuilles soulage les maux de dents alors que son utilisation en thé ou en shampoing évite la perte de cheveux. Mélangé à de l’alcool, le romarin a une fonction énergisante et peut être utilisé comme huile essentielle.
 
Le romarin est aussi une herbe sacrée utilisée en Équateur (nettoyage médicinal et spirituel).
 
Persil
 
Grâce à ses propriétés diurétiques, le persil prévient les inflammations du foie et de la vésicule biliaire lors qu’on le consomme en thé. Afin de profiter de ses propriétés anticancérigènes, on prend une petite quantité de jus composé de persil et de céleri tous les matins, à jeun. Les feuilles peuvent aussi être mélangées dans une soupe.
 
Chers gastronomes, vous possédez maintenant plus qu’un savoir culinaire!
 
Les stagiaires à Licto, Équateur 2010
 
 
23 juin
 
Les stagiaires du groupe universel en Équateur viennent de terminer leur première semaine à Cebadas, leur village d'accueil pour les deux prochains mois. Élise Pelletier et Mariève Bouchard Marmen nous racontent leurs derniers jours!
 
Certaines ont été surprises par l’étendue du village et d’autres par l’amabilité des gens, mais toutes ont été ravies d’être enfin à destination. Cebadas, nom donné en raison de l’orge qui y pousse en profusion, est un amas de maisons au creux de la vallée des volcans. Les premiers jours ont été très difficiles en raison de l’état de santé de quelques-unes d’entre nous et les changements d’altitude et d’alimentation nous ont affectées.
 
Nous avons été grandement enchantées de rencontrer nos familles d’accueil, si généreuses et patientes avec notre espagnol qui laissait à désirer. Celles-ci, débordantes de bonne volonté, sont même allées jusqu’à laisser la chambre des enfants pour cette nouvelle venue. D’autres ont construit ou acheté de nouveaux meubles, se sont procuré des aliments comme du ketchup ou du Nutella, prient pour nous et notre famille avant un souper chaleureux ou accordent de nombreuses heures à la discussion et aux questionnements reliés à nous et à notre culture. Les déjeuners sont pour nous une grande surprise, soit par leur taille ou par les aliments qui leur composent: viande, riz, bananes frites, poissons, etc.
 
En ce qui concerne la vie qui bourdonne dans le village, les vaches, les ânes et les chiens peuplent les quelques rues de terre, les gens se saluent immanquablement lorsqu’ils se croisent et le costume traditionnel quechua, constitué de ponchos et de jupes colorées, domine ici. À la vue des villageois, nos blancs minois font tourner les tètes et notre langue en fait rire plus d’un!
 
Bref, notre première semaine à Cebadas est une suite d’émerveillements et de découvertes!
 
Élise Pelletier et Mariève Bouchard Marmen
 
 
 15 juin 2010
 
La stagiaire Evelyne Caron nous a fait parvenir, le 15 juin dernier, les premières impressions de son groupe en Équateur. Merci de nous faire vivre un peu de votre aventure!
 
Cette première semaine fut remplie de découvertes et de surprises. Baptême de l'air pour certaines, nous apprenons que notre départ à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau est annulé en raison de problèmes mécaniques avec l'avion! Nous sommes donc parties avec 5 h de retard et, du coup, nous avons manqué la liaison Miami-Quito. Sur le moment, nous avons ressenti déception et inquiétude. Finalement, nous nous sommes retrouvées dans un hôtel à Miami et avons profité de ces derniers moments de luxe.
 
Enfin arrivées à Quito, nous avons été surprises par cette si grande ville. Nous avons logé dans des familles d´accueil et, durant la semaine, nous avons pu tâter le pouls de la capitale et de ses habitants. Les familles ont été bien généreuses et ce fut un beau petit plongeon dans la culture, la nourriture et la langue. L´horaire de la semaine était bien simple : nous assistions à 3 h de cours d’espagnol privés chaque matin à l´Institut Sintaxis et, l’après-midi, nous en profitions pour découvrir la ville. Le Quito colonial était surprenant, nous y avons vu les influences des Espagnols, des Italiens et des religieux à travers les différents bâtiments. Que de plaisirs pour les yeux! Nous avons appris qu'il ne peut y avoir plus d'une basilique par pays. Chaque côté de la basilique de Quito représente une région de l´Équateur et chaque gargouille représente les animaux typiques de la région. Parmi les visites qui nous ont marquées, il y a monument Mitad del Mundo situé sur la ligne équatoriale et un ancien cratère transformé en petit village. Imaginez, la pente est tellement inclinée qu´aucune voiture ne peut y accéder et que les villageois doivent marcher pendant une heure pour sortir du cratère!
Notre première semaine s’est bien déroulée et, maintenant, nous prenons un petit bus vers nos nouvelles aventures à Riobamba!
 
Evelyne Garon
Stagiaire Cebadas, Équateur 2010
 
 
12 juin 2010
 
L'accompagnatrice de notre groupe de stagiaires à Cebadas en Équateur nous raconte sa première semaine dans ce magnifique pays andin. Bonne lecture!
 
Ici Cathie Bordeleau, en direct d'Équateur! J'accompagne un groupe de huit filles du Québec dans le cadre du programme d'initiation à la coopération internationale de Québec sans frontières.
 
Nous participerons à un projet d'agriculture intégrale et biologique chapeauté par le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans les Andes équatoriennes, région baptisée Avenue des volcans par l'explorateur Von Humboldt en raison d’une série de volcans, dont certains sont encore actifs à l'heure actuelle. D'ailleurs, le Tungurahua crache ses cendres depuis quelques semaines à plus de 10 km dans les airs. Les agriculteurs du coin sont toujours très inquiets quand cela se produit et les éruptions semblent s'accentuer depuis les 10 dernières années. Mais l'armée et le gouvernement veillent, on semble avoir l'habitude de ce genre de choses dans le coin. Et Cebadas est du bon côté du volcan. Pour l'instant, le ciel nuageux (en partie à cause des cendres du volcan et de la saison des pluies qui se termine bientôt) ne laisse voir que les flancs de montagnes cultivées principalement par les familles autochtones. Mais j'ai quand même eu la chance de jeter un œil à la base du Chimborazo et au sommet du Cotopaxi, les deux plus hauts volcans de l'Équateur.
 
J'ai passé une partie de la dernière semaine à Riobamba, situé à 4 h de route au sud de la capitale, Quito. J’ai aussi passé un peu de temps à Cebadas, un petit village au creux d'une vallée qui nous accueillera pour les deux prochains mois, entouré de pentes cultivées de toutes les couleurs. Le mets typique du coin est la soupe a l'orge (cebadas signifie orge en espagnol) L'altitude ici est de 3800 mètres, il n’est pas évident de s'adapter.
 
Le projet auquel nous participerons me semble vraiment intéressant. Nous sensibiliserons les agriculteurs des petits villages reculés (à 4500 mètres d’altitude) aux changements climatiques et aux techniques agricoles biologiques et nous les informerons des possibilités de se mobiliser et de se réunir pour faire la commercialisation des engrais biologiques et des produits agricoles bio. Les ingénieurs de la fondation Chuquirahua qui nous formeront pour ces activités sont ouverts, informés et nous incitent à être créatifs dans nos activités.
 
Voici, en terminant, deux petites histoires pour donner un avant-gout de la culture du pays.
 
À mon deuxième jour ici, je me promenais pour découvrir la ville de Riobamba. Je salue un papi équatorien qui me salue en retour et qui commence une conversation... en français! Il me dit: « Vous parlez français, moi aussi! » On s’est assis pour boire un bon café équatorien, ce qui est plutôt rare. En général, les Équatoriens n'ont pas les moyens de se payer du café moulu, ils se contentent du café en cristaux Nestlé. Mais avec le mouvement autochtone de plus en plus fort dans le pays, on commence à retrouver du vrai café sur les tables. Bio et produit par des coopératives en plus. L'Équateur n'a rien à envier au Québec côté mouvements sociaux. Les gens d'ici se mobilisent régulièrement et n'ont pas peur de se réunir pour exprimer leur grogne au gouvernement. J'ai donc conversé pendant une heure avec Ruperto, un retraité de l'éducation nationale qui a formé les enseignants des quatre dernières générations. Ici, le gouvernement fournit de l'argent aux garderies pour que les jeunes puissent manger et, souvent, la nourriture servie est bio! Depuis quelques années, plusieurs écoles enseignent trois langue : l'espagnol, l'anglais et le quichua, la langue des Autochtones de l’Équateur. L'éducation est gratuite jusqu'à l'université et on retrouve des garderies, mêmes dans les villages les plus reculés. Quand je vois ça, je me dis que la jeunesse québécoise a du pain sur la planche!
 
À Cebadas, comme Holger, mon homologue équatorien, ne pouvait m'accompagner pour rencontrer les familles d’accueil, je me suis rendue seule chez une des familles, soit celle de Blanca et Luis qui habitent avec leurs deux jeunes filles et leur chat. Blanca s'occupe des animaux, principalement des vaches à lait qui sont sur les terres du père de Luis, un peu plus haut sur les pentes, et Luis est ébéniste. J'ai vraiment eu une belle discussion avec eux, nous avons parlé de la vie, de nos pays respectifs, du fait que nos peuples d'agriculteurs peuvent se venir en aide. Quand je leur ai dit que le Québec est un grand producteur de lait, j'aurais aimé pouvoir vous transmettre les étoiles que j'ai vues dans leurs yeux. Ils m'ont parlé avec fierté de la fabrique de fromage créée par les femmes des villages. Ils m'ont même demandé si je savais faire de la pizza étant donné qu'ils produisent de la mozzarella dans le village!
 
Sur ce, je vous laisse à votre été québécois! Et je me réjouis de la fraicheur du climat d'ici!
 
Cathie Bordeleau
Accompagnatrice Cebadas, Équateur 2010
 
 
13 mai 2010
 
Voici les premières nouvelles de notre accompagnatrice de stage, Pilar Roqueni, qui se trouve présentement à Quito, la capitale de l'Équateur.
 
Pilar accompagne un groupe de cinq jeunes dans le cadre du stage QSF Les plantes médicinales, sources d'inspiration pour la culture et l'identité autochtones. Ces derniers sont arrivés lundi dernier à Quito. Ils se rendront à Licto dimanche, où ils seront accueillis par leurs familles d'accueil qui les hébergeront pendant neuf semaines.
 
" Cela fait une semaine que je suis arrivée en Équateur et tout ici a pour moi un air familier: les gens qui se saluent chaleureusement dans la rue, les dames qui prennent les nouvelles de toute la famille du serveur du resto local, les vendeurs de bonbons sur le coin des rues, le bruit, les voitures, les klaxons, mais aussi les visages métissés, les autochtones qui font leur marché les samedis matins, les couleurs, les odeurs et la cuisine locale.
 
Ah oui, j'ai grandi au Mexique et c'est maintenant que je commence à découvrir que je porte mon Amérique Latine plus profondément que je ne le soupçonnais : dans les yeux, dans les oreilles, dans la bouche, dans le sourire et dans la conversation facile...
 
Je me sens un peu comme chez moi ici."
 
Pilar Roqueni
 
15 ans de partenariat
Le choc culturel, l’adaptation, les conflits de valeurs, la fébrilité, les joies et les peines, voilà ce qu’ont vécu les neuf finissants en techniques de travail social du Cégep de Jonquière pendant leur stage au Burkina Faso à l'automne 2008.
 
Ces moments marquants, les stagiaires les ont immortalisés au sein d’un carnet de bord collectif, réalisé pour souligner les 15 ans de partenariat entre le Cégep de Jonquière et le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans l’organisation de stages en Afrique de l’Ouest.
 
Plongez-vous dans l’univers de ces jeunes coopérants en consultant la version électronique de ce carnet de bord.